Casamance, l'Afrique enchantée!

Casamance, l'Afrique enchantée! Début Novembre 2012

Partis sans crier gare de Dakar, nous sommes en Casamance depuis quelques jours. On vous écrit aujourd'hui de Ziguinchor, capitale du sud Casamance.

La Casamance!! Région du sud Sénégal, séparée du nord Sénégal saoudien et de Dakar par la Gambie - qui marque alors la transition avec le sud subtropical, qui nous voit dégoulinant de sueur.  Région verte et humide, abreuvée du fleuve Casamance; imaginez les mangroves, les hérons, les rizières verdoyantes (la récolte est imminente!), les îles, les pélicans, les villages d'argile, les vautours, les boubous éclatants, les dauphins remontant le fleuve, les cocotiers, les enfants, les manguiers, et le vert en explosion partout et qui réchauffe nos coeurs bretons!

Nous sommes partis jeudi 1er novembre, pour 2 jours 1 nuit de nav' en longeant les côtes gambiennes, avec notre bateau pote, le Kairos (rencontré aux Canaries, vous suivez?). Une nav' cool, et!!!!... notre première BALEINE!!! Une baleine à bosse qui chassait, se propulsant de l'eau, émergeant la moitié de son corps pour retomber avec fracas; c'était grandiose, et nous étions à moins d'un mille, ce qui nous allait ma foi très bien, vu la taille de l'engin! On était un peu émus, et oui!  Des dauphins, toujours (oh les blasés!) et du plancton rouge, encore. Enfin, nous avons émis des doutes à ce sujet, car nous étions encore en baie de Dakar que nous étions cerclés par des cargos et des flaques dudit "plancton rouge". Ou du dégazage?

Un jour après, arrivée à temps pour entrer dans le fleuve Casamance, avant le coucher de soleil. Là, nous sommes un peu arrivés comme des fleurs, sans réelles indications, si ce n'est une carte-quoi de plus normal? Il y a de grands bancs de sable à l'entrée, et un balisage strict à observer pour ne pas allonger la liste des épaves tapissant les fonds. Or les données de nos cartographies électroniques sont erronées, complètement à côté de la plaque. Et une jolie houle, de jolis brisants peu rassurants, on se tape donc une jolie suée. On cherche frénétiquement les balises. Kairos est  devant nous, avec ses 1m90 de tirant d'eau, et ses quatre paires de yeux à bord, pour nous communiquer par VHF leurs découvertes "alors à la n°11 tu tournes à 90° tu prends le cap 66 puis légèrement tu déclines vers le 44 où tu finiras par trouver la prochaine verte, pas de panique la mer lève à bâbord avec les brisants c'est très impressionnant mais rien de grave" ok "ah oui il manque des balises tribord mais ça le fait" bon, nous avec nos exceptionnels 2m20 de tirant d'eau on n'en mène pas large, voyant le sondeur frôler dans la houle le minima aaaahh! Mais finalement on se sera fait d'une montagne ce qui n'était pas si terrible - facile, après coup! On arrive donc à l'embouchure dans un soupir de soulagement et en chantant, c'est magnifique, un dauphin nous accompagne, les pélicans nous saluent, on devine les cocotiers et les plages chaudes, oulala gouloum gouloum.

Le hasard heureux nous portera sur la première île aperçue, l'île de Karabane, où nous mouillons pour la première nuit (trois au final, tellement on s'y sentira bien!)

Une île enchantée, plage de rêve, cocotiers, manguiers, mangroves (j'apprends que la mangrove c'est la forêt de palétuviers; suis-je la seule si inculte, vous le saviez, vous?) oiseaux incroyables. Des grappes d'enfants dégourdis, qui adoptent Tos (un chien au poil long qui nage et rapporte des bâtons jetés à l'eau constitue un phénomène). Schériff qui nous accueille en pirogue et avec noix de coco fraîches, et nous invite à déjeuner... mais l'heure est africaine ici, on aura le temps de visiter une bonne partie de l'île et palabrer et boire plusieurs thés avant de passer à table! Du poisson perroquet et de la loche, pêchés le matin même. Comme ils disent: "Vous, vous avez l'heure; nous, on a le temps!" Philippe et Dav ont même mangé deux fois; dans leur balade, sollicités par une famille pour manger poisson et riz aux oignons sous l'arbre à tisserands du village (des oiseaux qui tissent des grappes de nids en boules regroupées sur un arbre).


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Noix de coco


Le thé, un véritable rituel, long et codifié (servi selon son rang) et en trois tournées ("le premier amer comme la mort, le second fort comme la vie, le troisième doux comme l'amour" oui!) Les gens souriants, toujours saluant, "-bonjour, ça va? -ça va et vous? -ça va bien! et sinon, ça va ? -euh oui, ça va!" Et puis la conversation s'engage. "Comment tu t'appelles? Tu viens d'où? Et ton chien? Il mord?  Comment il s'appelle? Ah, elle s'appelle Tos! Ah! En wolof ça veut dire fumier, tu sais?"Ah, tiens, ça lui va bien .

A part quelques boutiques le long la plage, très peu de sollicitations commerciales. Ca nous change de Dakar où on te tirait parfois carrément par la main! On croise quelques blancs, c'est une destination touristique apparemment. Mais timide pour l'heure. Ca devrait changer rapidement, avec la réalisation d'une embarcadère pour accoster les touristes de masse; finie d'ici peu... ce caractère sauvage, cet esprit qui nous semble encore préservé des modes de pensées occidentales, on se demande combien de temps encore... Bref. On ne donnera pas de leçon, sur nos voiliers qui représentent pour eux des décennies de labeur.

On passe deux jours superbes. Retrouvons la paix. Le rythme solaire.


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Une partie de palets bretons avec les gamins, souvent meilleurs que la majorité des bretons présents!


Et on se baigne, enfin! Impensable à Dakar, où les poissons morts, le plastique, les hydrocarbures, les carcasses (on aurait pu reconstituer des puzzles de moutons) jonchaient la plage et les eaux. Certains gamins s'y baignaient cependant, sous nos yeux estomaqués -oui, des yeux estomaqués- les engueulades des vieux ou l'indifférence générale. A Karabane, quelle paix!


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Pirogue ambulance


Les pirogues de toutes les couleurs, comme la "Wonderful Jesus" ou la pirogue ambulance (au moteur 40 chevaux financé par le conseil régional mais qui ne sert pas comme nous dit Schériff, car impossible de payer le plein pour un 40 chevaux, c'est trop cher! Encore une aide bien calculée et bien suivie.) Des cocotiers, des manguiers partout. Des images décalées ou pleines d'humour comme celle de l'atelier chez "Paco de Karabane".


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Mamoute écrase les prix, dans sa bicoque délabrée de 2 mètres carrés.


Des gosses super. J'ai aimé discuter avec Simon, 10 ans, au regard doux et songeur, le fils de l'éleveur de poules-agriculteur-tresseur de panier du bout de l'île. Extrait de conversation: lui:"-Tu as une pirogue? -Non, c'est une annexe, comme une pirogue gonflable, tu vois? -Tu as un moteur? Combien de chevaux? -Euh... 2 chevaux je crois -Ah... (petite pointe de déception) - Dis, tu crois que je pourrai voir des hippopotames ici? Des singes? - Non, des hippopotames il n'y a pas ici, et les singes sont rares, à moins que tu ailles en forêt. -Et les crocodiles? -Non, pas ici (ouf) mais chez mon oncle Yamé il y en a un. Et vous en France, vous avez des dinosaures?" J'ai adoré Simon.


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Plage de Karabane



Puis nous sommes allés à Nioumoune, petit village greffé sur un bolon, un affluent de la Casamance. Kairos avait un colis de médocs à y faire parvenir pour une asso d'équipe médicale. On a bien faillis ne pas y entrer, avec notre tirant d'eau peu banal. Kairos a tanké deux fois dans l'embouchure. On a fini par y arriver, parfois en glissant carrément dans la vase. S'en suivit une flânerie le long des mangroves et des rizières, magnifique. On mouille peu avant le village. Et petit coup de speed pour nous: Dav doit monter au mât au plus vite décrocher la drisse qui maintient la grand-voile, car le réa de la GV a encore explosé, si bien que l'on ne peut pas affaler et le vent nous pousse à faire des ronds dans l'eau et sur l'ancre. Mais mieux vaut ici qu'en pleine mer, surtout qu'avec mes muscles chewing gum je suis incapable de le hisser seule!

On se plaît bien à Nioumoune. C'est une île en fait! La plage à 20 mètres, on y va en nageant, Tos à nos trousses, qui fait son petit tour parmi les vaches et les chèvres et revient. (Euh, et les crocodiles? Qui s'est renseigné savoir si c'était pas là le village de l'oncle Yamé? Ah? Il y en a? Ah bon, ils ont peur de l'homme ici, donc ils ont plus peur de nous que nous d'eux? Bon.)


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Le bolong de Nioumoune


Les gosses envahissants qui venaient à nous à la nage, on a dû être fermes tout de suite, ou tu te fais envahir le bateau et l'annexe en deux secondes par 25 gamins en furie. J'eus un instant le très désagréable sentiment d'être une mégère. Le village super chouette, très étendu, dans un écrin de rizières et de sentiers. On avait vraiment l'impression de rentrer dans leur intimité; leur village, c'est leur âme, leur chez eux. On essayait d'être discrets, mais nous avons eu un très bon accueil. Les gamins sont vraiment cool, très avenants.

Les gens, comme à Karabane, sont très polis, toujours à saluer, très souvent d'un large sourire. On entame facilement les conversations. On s'imaginait rentrés à Morlaix, croiser les gens sur le trottoir: "Salam maleikoum! Ca va? Qu'est-ce-que tu fais? Tu vas où? Tu vas bien? Tu veux venir à la pêche? " Vous imaginez?!


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Les enfants qui jouent au foot, véritable sport national. C'est du gros niveau!


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Tu nous prends en photo?

Et l'école? Bah, la rentrée, ça devait être en octobre, ou hier, on sait pas quand. Ah. Au tableau d'une classe aperçue par la porte défoncée, on devine le schéma de l'évolution de la population de 1930 à 1998. Et des tables renversées. La rentrée ne doit pas être pour tout de suite! Personne ne sait quand, ça surprend!

On se heurte au début (et longtemps) à ces codes et fonctionnements complètement différents des nôtres.  Beaucoup de choses choquent nos regards européens. Chaque détail, comportement, nous interpelle et est malgré nous analysé selon notre prisme occidental; décortiqué, interrogé. On ne se défait pas si aisément de nos oripeaux d'occidentaux, de notre vision "civilisée", nantie et bien pensante. C'est véritablement un cheminement. Tu as beau te sembler préparé, averti de certains codes en déboulant sur cette terre d'Afrique noire, un peu roots, décomplexé, tu es confronté à une réalité bien plus cuisante que celle des livres ou des récits amis. Car tu te prends la pauvreté en pleine poire, une culture et des codes absolument divergents; tes propres certitudes, tes repères, tes comportements fondent alors comme neige au soleil. A la place, un tourbillon de sentiments, nommés incertitude, méfiance, pitié, culpabilité, incrédulité, amitié, colère-à Dakar!-contre cet état de fait, contre toi, contre l'Histoire, contre ses gens qui te lâchent pas les baskets, contre ce mec qui te prends pour une imbécile en te faisant payer 12l d'essence dans un bidon de contenance de 10l, contre ta présence imprévue et déplacée dans un bidonville où la misère te prend à la gorge. Jamais destination ne fut autant une remise en question dans nos rapports au monde. Personnellement c'est un sujet qui m'interpellait beaucoup, et je le vis aujourd'hui autrement que par mes livres, qui ne m'avaient malgré tout pas préparée à la confrontation de ma propre culture à celle d'un autre. On croit comprendre, mais non, il te faut une coupe à blanc dans ton esprit! Et arrêter de tenter de déceler une raison à toute chose ou d'adopter une vision manichéenne... mais évidemment, comparer, décortiquer, vouloir comprendre... c'est aussi le voyage!

Nous avions mal vécu notre séjour à Dakar pour plusieurs raisons, et je pense que la principale fut, finalement, outre le stress, la puanteur, la chaleur, le bruit inhérent à toute capitale, la pauvreté, les différences de richesses flagrantes... fut donc de ne pas avoir assez de souplesse. Nous étions, je pense, encore trop rigides. Débarqués pleins d'amour pour cette terre inconnue, très vite déçus, harcelés, entourloupés et vite dégoutés, on s'est fermés assez vite. Je pense que le sang froid et surtout l'humour sont les meilleurs armes pour apprécier Dakar! Pas assez développées chez nous pour ce coup là! Je relativise beaucoup plus aujourd'hui ce séjour et j'en ressors enfin quelque positif. Dav ne veut plus y foutre les pieds cependant! Je n'y tiens pas non plus, mais ce fut malgré tout un enseignement.

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Ceci dit, ce questionnement constant ne fait pas pour autant de nous des reclus complexés, nous nous jetons au contraire à corps perdus dans cette culture sénégalaise, avec enthousiasme! On adore!! On se sent tellement bien en Casamance!

Ici, nous sommes en terre diola, à la culture foncièrement différente des wolof, majoritaires au nord, et bien sûr, nous sommes en brousse! Ce fut un bouffée de bonheur de débarquer ici. La nature, magnifique, calquée des livres de géographie. Les gens, adorables. Et une culture encore nouvelle pour nous. Et un accueil surprenant. On t'invite à manger, à boire le thé, on te fait des cadeaux, s'en rien demander en contrepartie. Le déjeuner, le thé, la balade en pirogue pour aller voir les dauphins qui chassent dans la rivière... Certains sont de vraies familles d'accueil, comme Schériff sur Karabane. Mais un accord implicite impose souvent de remercier, à la fin de ton séjour, leur hospitalité. Financièrement; ce n'est pas obligatoire, mais normal. Pour certains, c'est une façon de vivre du tourisme aussi. Pareillement, on constate que la parole a beaucoup d'importance ici, la promesse est sacrée. Attention de bien choisir les mots et ne rien promettre à la légère! A l'inverse, un aspect déconcertant au début: l'intimité ne semble pas avoir beaucoup de sens ici! Ca a l'avantage de voir les gens très sociables, qui discutent bien volontiers, des gosses peu farouches et dégourdis, tous élevés ensemble, comme une immense famille de cousins. Beaucoup de solidarité, pas un affamé sans soupe ou de vieux crevant de solitude. Mais une fatigue aussi pour nous individualistes, parfois lassés de constamment être sollicités, et oui! Mais on aime beaucoup!! Très bon souvenir de Nioumoune et de notre dernière soirée où on goûta du capitaine, poisson des côtes africaines à la chair délicieuse et fondante; où on mangea comme des rois et rit comme des tordus.

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Remontée du bolon en annexe

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Mangrove



Cela ne fait qu'une semaine que nous sommes en Casamance, et nous ne partons pour le Cap Vert que dans 10 jours. Ziguinchor devait être notre dernière ville avant la traversée, la seule où l'on peut s'approvisionner, mais nous y avons accompagné hier Kairos qui compte y rester plusieurs jours. Nous ne souhaitons pas y rester, juste le temps de remplir les formalités de douanes pour quitter le territoire, et faire le plein d'eau et de nourriture, puis nous redescendrons tranquillement pendant une semaine jusqu'à l'embouchure en passant par les villages. Nous n'aurons de connexion internet qu'au Cap Vert, soit dans un peu plus de 2 semaines. Donc pas de panique.


Et là-bas, nous attendent mes retrouvailles avec ma grande copine Marta qui bosse à Praia; les parents de Dav, son frangin et sa chérie qui viennent nous voir; Marguil et peut être Naïa tout juste arrivés qui sélectionneront pour nous les meilleurs rhums et Héléna qui arrivera sûrement dans le foulée et surtout ne bougez pas il y a un criquet à la taille démesurée qui vient d'atterrir sur ma souris et qui me regarde de travers, l’œil effronté, mais! il est en train de bouffer le fil cet andouille! Les bestioles c'est effectivement quelque chose ici et c'est tout juste si on ose regarder une guêpe africaine dans les yeux. Heureusement que l'ennemi numéro 1, j'ai nommé le moustique, nous épargne à peu près; on est armés jusqu'aux dents. Et jusque là, nous avons été épargnés d'invasions de blattes et de cafards! Juste des centaines de punaises sur le bateau.

Peut être vous raconterai-je plus tard plus de faune sauvage, mais pour l'instant, cantonnés au rivage, on rencontra surtout des oiseaux: des marabouts je crois, ressemblant de loin à la cigogne, des cigognes aussi, des hérons cendrés et blancs, des pélicans flegmatiques, des courlis cendrés et beaucoup d'inconnus au bataillon, avec des panaches et des couleurs hallucinants. Il y a une réserve ornitho pas loin, l'île aux oiseaux, où on ira se saouler de couleurs et sifflements africains!

L'heure est à la détente aujourd'hui, flânerie dans la ville de Zig et Dav veut se trouver un lance pierre.

Pour ce qui est des photos, cher Philippe, et oui! J'aimerai en mettre tellement plus! Mais les connexions sont souvent très lentes et télécharger une seule photo prend souvent 5 à 8 minutes, alors je sélectionne! Sauf aujourd'hui où la connexion est stupéfiante, alors je vous fais plaisir!

A bien vite, on vous tient au jus avant de partir de Ziguinchor. Kenavo!


Ziguinchor, heure + 4

Nous venons de faire un tour dans la ville, super. On n'a pu s'empêcher de comparer à Dakar, mais rien ne s'y rattache. Zéro stress, les gens prennent le temps de vivre, très peu de pollution, et on te fout la paix! Les gens hyper chouettes.


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Les mecs du garage en face du mouillage, des furieux de mécanique!

Dav a trouvé son lance-pierre et sa godille en bois. Les chèvres en liberté, très intriguées, nous ont fait marrer en prenant Tos en filature. Les boui-boui poussiéreux nous ont rappelés avec nostalgie les frères Corvez (les morlaisiens bricoleurs reconnaitrons!) où tu trouves tout et n'importe quoi, où tout ce côtoie dans un joyeux bordel! Les ânes tirant des charrettes et des poids pas possible, et ce vieux qu'on salue assis sur sa charrette qui nous lance un "Allez tu montes!" en guise de bonjour, Merci vieux mais tu vois bien que je vais dans l'autre sens!

Pas beaucoup d'artisanat traditionnel, le made in China envahit les échoppes. Et la qualité n'est plus la même. Demandez à Philippe ce qu'il pense de ses chemises commandées à mama tissu à Dakar! Mais alors tu trouves tout de même presque tout ce que tu veux.

La bonne franquette. Une ville paisible. Mais nous sommes toujours les seuls voiliers; le tourisme semble souffrir des idées de guerre exportées en Europe, et qui ne semblent finalement n'être que des incidents sporadiques. Mais voilà, beaucoup de restos et d'hôtels sont vides... Mais non! Venez! La Casamance, c'est génial!!!


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