De Casamance au Cap Vert. Choc thermique, on chope le rhume.

De Zig à Praia... on chope le rhume. Novembre 2012

Hiii ha! Capo Verde!! La goutte au nez! Choc thermique pour l'équipage qui à 29° grelotte de froid, se racle la gorge et ressort ses vieux pulls en laine en poils de cul de mammouth (dédicace à Julien pour cette délicieuse expression). Alors qu'à 25° en Bretagne, nous étions en slip.

Nous sommes arrivés à Mindelo depuis 3 jours, et la famille de Dav (c'est à dire le pack family beau-papa, belle-maman, le frangin et la belle-soeur!) sont dans la place depuis dimanche et lundi, arrivés en deux fournées. Entiers et claqués! Les bras chargés de gâteau breton, kouign-amann, pâté Hénaff pour apaiser nos nostalgies, Nutella et foie gras, et une boîte de miettes de thon premier prix égaré dans le lot. Et deux bouteilles de cidre!!! Youhou!!

Nous sommes au Cap Vert depuis dimanche 18 (soit depuis 9 jours) après 4 jours 4 nuits de traversée depuis le Sénégal.
Aah. La Casamance... Nous avons vraiment aimé. Nous laissons notamment avec regret l'île Karabane, notre première et ultime escale de Casamance, avec Ibrahim et ses sculptures (une de nos plus belles rencontres; si ce n'est la plus belle, la plus sincère) et Simon et ses copains, vous savez, le môme qui croyait qu'il y avait des dinosaures en France. Je suis déçue, je voulais l'interviewer, mais pas le temps! Un départ un peu anticipé, à cause de la météo, mais nous avons bien fait.

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Adieu Karabane!



Une nav' super tranquille au départ puis éprouvante les dernières 48h. Nous étions au près (face au vent), sous 25/30 noeuds, pas vraiment rythme croisière. On souffrait un peu. Heureusement, une houle ne dépassant pas 2 mètres!

Et ce bateau remonte vraiment bien au vent, on l'aime de plus en plus. Marin, costaud. Même Dav est épaté. Et nous avons définitivement troqué notre pilote auto (électrique) contre Raymond (mécanique), qui a barré tout du long, sans faillir une seule fois, malgré les rafales et les embardées dues aux vagues.
Ah Raymond! Comment ai-je pu, depuis tous ces mois de voyage, ne pas vous parler de lui? Notre régulateur d'allure, qui jamais ne bronche, jamais ne flanche, jamais ne s'endort et jamais ne consomme; c'est notre équipier numéro 4, voire number one. C'est un barreur, actionné par la force du vent par sa pâle aérienne. 350 kg de poussée, oui madame. Un bijou de mécanique sur lequel Dav a passé des dizaines et des dizaines d'heures pour le retaper (récupéré il y a 2 ans par un ami sur une épave en Afrique, autant dire pas vraiment neuf, mais de bonne came! Un Ariès, pour ceux qui connaissent!) On avait du mal à le faire marcher avec ces pâles en bois, on a donc opté pour des pâles en tissu, toile de spi, et maintenant, c'est d'la balle cousin! Il fonctionne par tout temps, au près, travers ou portant, toute allure. Quel outil génial. Nous avons aussi un pilote automatique, R2D2 de son ptit nom  (junior, car le premier 20 ans d'âge ne se remet toujours pas de son verre de jus d'orange versé sur ses circuits), qui barre aussi bien mais qui consomme de l'énergie. Raymond méritait son heure de gloire, justice est faite.

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Raymond barre



Quelle péripétie sinon? Rien, pas de casse, absolument rien. Pas même un ongle. Incroyable... Ah si! Une grosse frayeur: au moment de mettre le moteur, un soir, pour recharger nos batteries au niveau critique...: "Ma chérie. Je crois que c'est fini. On a plus de moteur." Pour que Dav me dise ça, lui qui ne dramatise jamais et qui pèse ses mots... je déglutie. Bon. Plus de moteur... Enfin, si, il ne s'est pas envolé, mais l'arbre d'hélice ne tourne plus. Hou! Mais Dav est dans la place et comme il a toujours trouvé une solution, au fond, je n'angoisse pas outre mesure (je fais ma groupie, mais c'est vrai. Je ne l'ai jamais vu laissé tomber! A part notre premier pilote auto R2D2 irréparable-quoi qu'il s'y acharne encore- et notre ventilateur 12 volts grillé carbonisé foutu.). Mais, ô soulagement! Je vous épargne les explications car nous ne sommes pas là pour un cours de mécanique approfondi; toujours est-il que Dav a pu réparer; ce n'était pas si grave, mais ça nous a coûté une belle suée!

Les joies de cette nav'? Ecouter Cat Power sous les étoiles et pêcher trois dorades coriphènes de plus de 1 mètre (et non pas trois mètres comme je l'avais écrit dans le rayon poissonnerie, pardon!) dont notre record: 1m25! Youhou! Et un thon blanc, qui a fini en filets séchés, les dorades remplissant le congélo.

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Record absolu: 1m 25...

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... mais qui paraissent plus petits que 1m08 les bras tendus. Hého! On t'a vu!



Nous arrivons à Praia, la capitale des îles, pendant la nuit. On veut faire une surprise à ma pote Marta, et comme il n'y a que 3 îles sur tout l'archipel où tu as l'autorisation de faire ton entrée de territoire, dont celle-ci, c'était aussi bien. Et puis aussi, avec ce vent, c'était le plus simple! Encore une séquence émotion: "Mais on fonce sur une digue là, qui n'est pas sur la carte, grr, mais où sont les balises? Ah! Il n'y en a plus. Bon. Comme ça c'est plus simple."
Le lendemain matin on constate que nous sommes encore le seul bateau au mouillage. Ca commence à bien faire! Un bateau de pêche mouille pas loin, c'est tout. Bon. Puis une pirogue arrive, et Luis vient nous taper la discute, et nous propose d'aller à terre. Ok! On passe dire bonjour au bateau de pêche nommé Djazz, tiens, des pêchous mélomanes. En fait Luis, capverdien qui baragouine un peu le français, travaille sur ce bateau, avec 2 armateurs portugais et Ibrahim le guinéen philosophe. Ca a collé de suite. D'une gentillesse incroyable... Edouardo a flashé sur Tos et ça a fini en visionnage des photos de famille et de débat sur la génération mystifiée, oui!, très étonnant, il parle mieux français que moi. Une drôle d'histoire... Trois amis ingénieurs navals de 60 piges construisent un bateau ensemble et partent à la pêche, tout simplement. Ils stagnent depuis un an à Praia pour une licence de pêche promise mais remise aux calendes grecques. Luis, notre ange gardien capverdien, est pêcheur et mécano, Ibrahim pareil. Ruy, le deuxième acolyte portugais, est plutôt discret et souriant, très intéressant. Edouardo nous raconte un peu son parcours, c'est une vie d'aventurier taré, de projets fous, d'Afrique, de Brésil, de fiascos, de buizness d'huile de foie de requins, de rebondissements, de trucs incroyables. Et les voilà à pêcher du poisson ici!

Mais il ne faut pas tarder, il y a les démarches à faire: police maritime, immigration... Quelle bande de connards, imbus de leur pouvoir... corrompus. Ca pue l'embrouille. Je me méfie, au début, un peu de Luis qui nous accompagne, mais je finis par avoir confiance et admettre que sa présence est efficace et comme il se marre tout le temps, on l'adopte très vite! Luis et son chapelet phosphorescent autour du cou, qu'il troquera contre un lance pierre de Dav.. . toujours autour du cou. On finit par un tour dans la basse ville, mais on ne se sent pas bien ici. Et sans tomber dans la parano, on reste sur nos gardes au port de pêche frontière des favelas. Mouiller à Praia, mieux vaut éviter, c'est franchement pas la joie! Le lendemain on voit débouler le Kairos, parti un jour après nous de Casamance. Quelle joie de les voir! Ils n'ont pas réussi à remonter aux îles au nord comme ils voulaient-je vous avais pas menti, quelle nav' nulle! On file tous au Plato, qui est le cœur de la ville, et on déboule tous voir Marta à son taf.

Pour ceux qui ne connaissent pas notre Marta nationale, c'est ma meilleure copine, bourlingueuse polyglotte qui se retrouve à bosser au Cap Vert pour 6 mois, pour monter le festival de musique "kriol" à Praia. Séquence émotion. Ca faisait un an que je ne l'avais pas vue, comme toute notre bande de potes éclatée partout et comme j'ai eu la bonne idée de m'expatrier en Finistère, puis de voyager, c'est rarement sur la route des copains pour aller boire un café - c'est dur! Alors là, quelle joie!!!!

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Bronzage anti-palu photosensibilisant versus bronzage impeccable mais encore pâlot



Un petit tour au marché de Praia. Incroyable! Personne pour t'alpaguer, te tirer le bras, pour t'aveugler de ses paniers de fruits ou te coller son poisson frais sous le nez. Non! Et on ne marchande pas les prix?!! Et les gens sont gentils! (J'ai un très mauvais souvenir du marché de Ziguinchor et ses mégères, glapissant et geignant comme des gamines, vraiment mauvaises!) Et tout ces étals chargés à craquer de couleurs et de saveurs! Pas un espace pour le vide, tout est comblé de luxuriance et d'odeurs, vraiment un super marché! Des produits frais, vraiment frais! Mais chers.  Pas de mouches, ou si peu! Quel changement! A part quelques boubous rappelant l'Afrique, on est ailleurs. On craque pour des mini saucisses épicées, un régal qui reste sur le bide!

Et Marta nous emmène dans une de ses cantines pour manger la cachupa, le plat national du Cap Vert (n'oubliez pas que nous sommes des touristes). La cachupa, selon mon guide: à base de haricots blancs et rouges, de fèves, de maïs, poulet, saucisses, lard, choux, tomates, bananes vertes, ignames, patates douces, potiron, oignon, et herbes/épices. Ca, c'est la théorie, la cachupa rica (riche). Là, la pratique; et j'ai été un peu surprise, je m'attendais à un plat en sauce, mais c'était un plat de légumineuses un peu écrasées et poelées, une mini saucisse grosse comme mon petit doigt de pied sur le côté et un œuf au plat pour couvrir le tout, vide de légumes. Et bien, même si ça avait l'apparence d'un reste de dimanche soir raté, c'était bon! Et consistant!! Plus un jus de fruits de baobabs, pas mal! Le tout pour combien? 230 escuedos par personne? Hein? A peine 2 euros? Wahou, bravo.

On quitte Marta, qu'on reverra dans moins d'un mois, elle prendra du coup ses vacances de Noël avec nous, aux îles du Nord, car on n'a pas vraiment envie de croupir ici et on ne peux même pas l'accueillir sur le bateau pour un soir. Voilà, adios Praia, qu'on ne trouva pas terrible, mais cette journée c'était bien, grâce à ma copine, au marché, à la cachupa!
Et revenus au bateau, on invite Luis Ibrahim et Edouardo qui passaient par là, et les 3 gars du Kairos; ça commence en apéro et ça finit à la cornemuse sous les étoiles. Une soirée complètement improbable. Ruy débarque après avec un plat de poisson suffisant pour nourrir un bataillon, Dav nous régale de dorade coriphène (quand elle est cuite), et je salue le formidable travail ingrat de Philippe et René à l'épluchage des potirons et de la cuisson du riz (j'ignore s'ils lisent notre blog mais je tiens à rester dans de bons termes, à cet âge là, c'est susceptible voyez.). Puis Didier nous jouera quelques airs de cornemuse, c'était fan-ta-sti-que!!! On nous entendait à 3km à la ronde, sûr. Puis comme Edouardo était bien un mélomane, et qu'il semblait très amoureux de vieille chanson française -et belge, oui- je leur ai mis du Brel et du Brassens. Et soudain, pour "Ne me quitte pas", silence total et recueillement absolu et spontané. Edourado le passionné s'interrompt en plein débat. Même Ibrahim, le pêcheur guinéen philosophe polyglotte, si peu bavard, lève les yeux aux ciel et sourit jusqu'aux oreilles, tandis que je surveille du coin de l’œil Ruy , si digne et si réservé, des larmes qui roulent sur ses joues. Une bien belle soirée!

On est repartis le lendemain pour Tarrafal après une nav' éprouvante et une arrivée de nuit très stressante (Dav? C'était moi ou la nav' qui était la pire?). Tarrafal, c'est une plage frangée de cocotiers au nord de l'île de Santiago. Une petite ville, ses immeubles pas finis et ses écoliers en uniforme, et des monts au loin, et une colline qui se jette dans la mer, et des petites falaises et des grottes. C'est magnifique. Une partie de la côte sud de l'île est splendide aussi, falaises rouges et ocres, quelques boutons de verdure, pas une âme humaine; grandiose!


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Mouillage de Tarrafal, Santiago



Faut que je vous fasse le topo sur la cartographie du Cap Vert avant de vous énumérer tous les spots où nous allons. C'est un archipel composé de 10 îles principales, dont 9 sont habitées. L'archipel forme un fer à cheval:
3 îles au sud : Brava, Fogo et son volcan et son café, Santiago et la capitale économique Praïa, la pittoresque et belle Maio,
2 à l'est plus touristiques: Boa Vista la magnifique et Sal, gros spot de kite etde surf
4 au Nord : Sao Nicolau la rurale, Santa Luzia la déserte enveloppée de mystères, d'histoires de pirates et de trafics, Sao Vicente avec la capitale culturelle Mindelo, et enfin Santa Antao la montagneuse avec sa production de grogue (rhum local).

Et là nous sommes à Mindelo! Ambiance! Époussetez vos disques de Cesaria Evora, pulvérisez votre chauffage sur 30° et trémoussez-vous un grogue à la main, ça y est, vous êtes à Mindelo! Capitale des arts et du carnaval. Enfin, voilà le cliché! Nous y sommes arrivés il y a 3 jours depuis Tarrafal, pour accueillir la famille de Dav.
Notre premier port depuis plus d'un mois, quel luxe! (l'unique marina du Cap Vert!)  Ne plus gonfler l'annexe, ne plus vérifier l'ancre, ne plus tirer à la courte paille pour savoir qui va promener le monstre... Ah! Et surtout, plein de bateaux, parés pour le grand saut des Antilles ou du Brésil. Ca fait plaisir de retrouver du monde partageant le même trip, ça foisonne de belles rencontres, de belles histoires et bons conseils! Apéro chez Eric et Céline le premier soir, qui voyagent avec leur 3 adorables gosses à travers l'Atlantique (après avoir poser un lapin à un autre couple moins rock'n'roll, on s'est pas fait des amis sur ce coup-là!).  Puis on rencontre Christian qui... bref, le port, ce n'est que ça, des rencontres!

Par contre on kiffe pas des masses la ville, on est un peu déçus, mais c'est la ville, l'urbain, qui doit pas nous aller! On ne sent pas les gens souriants, la ville n'est pas spécialement jolie, on n'a vu pour l'instant aucun artisan, mais des dizaines de magasins vomissant du toc made in china, et voilà. Bon! On a quand même fait le marché aux poissons, et le marché aux légumes, plus cool. Et ce petit  coin sous les parrasols où les pêchous et les acharnés se retrouvent pour jouer aux échecs et aux cartes tous les jours! Et ce petit resto qui paye pas de mine, très typique, où on se serre sur des tables minuscules et où on mange de l'espadon délicieux, de l'omelette à la langouste et tout ça... hum.

Les parents de Dav sont arrivés hier, avec un gros colis: une voile qu'on avait commandée à ce mec rencontré à Tenerife, le créateur de la voilerie Tarot aux Sables d'Olonne. Oui, parce que pour tout vous dire, et si vous ne l'aviez pas encore compris, nos voiles, ce sont de vieux torchons, brûlés de soleil, pas adaptées à ce bateau et qui craquent et sont rafistolées à tout va, bref, pas vraiment sécu et efficaces au final. Donc, comme on a flashé sur ce mec sympa et apparemment très bon, on lui a commandé deux voiles! Un génois (voile avant) et une grand-voile (voile sur le mât). Pas prévu dans le budget, mais tant pis. Sécurité avant tout. Et notre bateau prend encore de la valeur, on se rassure comme ça! La grand-voile arrivera aux Antilles, et là le génois est arrivé pour la traversée atlantique (une bonne voile sur deux, c'est déjà pas mal!).
Mais alors qu'on aperçoit beau-papa et belle-maman à l'aéroport, crevés et ravis d'arriver, ah non, voilà le douanier, messieur madame venez par ici je vous prie, qu'est-ce-que c'est que c'te bête-là, une voile, oula ça vaut cher ça, ah non, c'est pas possible, ça ne se passe pas comme ça. Si près du but!! Je vous passe les détails. Mais avec Dav nous avons passés 5 heures à courir la ville pour accumuler des formulaires. Vous voyez les travaux d'Astérix? Quand avec Obélix ils doivent trouver le formulaire B77-J85 dans la maison de fous? Et bien vous y êtes. C'était ça. On a failli faire pareil, rentrer dans leur jeu et exiger des paperasses bidons. On a fait tous les points névralgiques de l'administration de la ville: douanes aéro-portuaires, police de je ne sais quoi, notaire après des égarements en taxi (encore heureux qu'on avait exigé d'avoir des explications écrites par le douanier de l'aéroport sinon c'était foutu) ah mais vous n'avez pas les papiers du bateau? bon, donc bateau puis re-notaire puis impôts, pui re-re-notaire, police fiscale, police maritime non allez à côté, ce n'est pas là voyons, police judicaire, ah non c'est pas là c'est à côté, donc police portuaire, mais non c'est pas là allez aux douanes, services de l'immigration qui nous vire (on faisait les papiers d'entrée de port en même temps du coup!), police fiscale, puis re-re-re-notaire avec qui on avait rendez-vous ah mais le fonctionnaire de police qui doit nous accompagner n'est pas là, bon, on attend, on paye le notaire, et re-police fiscale, ah non s'en est une autre, ah! la douane fiscale pardon. Ou un truc du genre, pardonnez-nous mais on avait le cerveau en compote.
Puis on file avec un flic à l'aéroport pour choper la voile, la mettre dans le bateau, et lui certifie alors que la voile est arrivée à bon port, sans avoir été vendue. Ok. Bon, dans notre promenade, nous avons eu de la chance de ne pas être surtaxés. On a eu juste à payer le notaire. Et le taxi. On entend d'autres histoires où des mecs payent 170euros pour un colis en valant 300. On a eu du pot! Et la voile est géniale, c'est du haut niveau, on est trop contents, trop bien faite, on a hyper hâte de l'essayer.

Et voilà, et nous voilà un mardi matin, où Tos et Dav ronflent encore, où le reste de la troupe est à l'hôtel (enfin, pas le bon, parce que coupure d'eau donc travaux dans celui réservé!) où je déguste une crêpe bretonne avec du beurre salé, mon thé bergamote à la main, si c'est pas le bonheur ça!! Et non je ne suis absolument pas chauvine je suis gourmande.
Tout à l'heure on file tous à la conquête de l'île, on loue une voiture pour se faire la plage de Baia das Gatas et une balade dans le reste de l'île volcanique. Ca a l'air assez grandiose.
Merci pour les commentaires concernant le récit de nos aventures, mais c'était le Sénégal qui avait le mérite, un sujet facile, tellement il y avait d’anecdotes à raconter! Ici le dépaysement est moindre, des situations moins cocasses, mais il y aura de quoi conter je crois! Surtout en dehors de la ville! On vous embrasse tous!!!


Kenavo!

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