Viva Antigua!!!

Viva Antigua! mi Avril 2013

Alléluia ! Oui, nous sommes toujours vivants, pas de panique ! Nous avons juste repris la mer, et repris un rythme marin loin des connexions internet !

Nous avons quitté Pointe à Pitre il y a 10 jours. Nous sommes actuellement au Nord-Ouest d'Antigua, une île anglo-saxone au Nord de la Guadeloupe. Nous partons demain pour Barbuda, autre anglo-saxone ; puis nous remontrons sur St Martin, île française, en passant par St Barthélémy. Nous préparerons le bateau pour la transat retour à St Martin, pendant 3 jours, en espérant décoller début mai pour les Açores, selon la météo. That's time to go....

Mais ! Pour l'instant, on prend nos aises et la détente est à l'ordre du jour ! Test des voiles, nav', mouillage solitaire, plongée et baignade sont obligatoires. Deux semaines pour se remettre en jambes avant notre transat retour sportive !

Nous avons passé presque deux mois en Guadeloupe. C'était bien, mais un peu long sur la fin. Faire des thunes et réparer/préparer Jeudemer... au rythme du port... Nous avions hâte de bouger. Jeudemer est prêt, la caisse de bord un peu moins critique et nous sommes personnellement chauds bouillants.

Nous avons fait de super rencontres cependant ; c'était presque plus difficile de partir. Oui, c'est de votre faute les copains ! Nos voisins de ponton Isa et Gwen, avec qui nous passions beaucoup de temps (et de parties de palets bretons). Géniaux. On compte aller les voir en Polynésie d'ici quelques années (le rêve d'Isa), pour un ultime tournoi de palets bretons qu'on appellera « le choc des Titans » (le défi de Gwen, désespérément imbattable). Une affaire à suivre, donc.

On a rencontré aussi une super dream team sur Okolé, dont je vous avais déjà parlé : Luc, Anne, et leur trois enfants. (Le petit dernier, Mathieu, a appris à marcher il y a deux semaines sur le bateau. Depuis, on ne l'arrête plus !!! Au secours !!). Ce sont eux dont le papa est parisien (chut !) mais qui préfère dire qu'il est de Carantec, parce que ses racines sont de là-bas. Son bateau est, d'ailleurs, s'il faut une preuve, immatriculé à Morlaix normalement ; mais il n'a malheureusement pas mis à jour les papiers, il se retrouve donc avec une immatriculation d'un port du sud de la France. Pour un breton, vous imaginez le drame ; il nous en parle comme d'une blessure de guerre. Dav et moi les aimions beaucoup ; on s'est même retrouvés à faire du baby sitting tous les deux un soir, c'était assez drôle. Ceux-ci aussi, on est bien décidés de les revoir !


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Okolé 's family!


Voilà, et la veille de partir, qui voilà? Poum poum poum? Sao Paulo, avec Sophie et Aymeric! Cool! On reste un jour de plus, à finir nos appros dans le calme et la sérénité, et faire deux soirées apéros/jeux/barbeucs avec Gwen & Isa, la Okolé 's family, Sao paulo et d'autres copains. On a bien ri!


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Palets bretons. Gwen, Sophie, Dav!


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Jérem, Aymeric, Dav. Ecoeurés par le joli coup de l’adversaire. Les filles ont gagné!! (avec Gwen dans l'équipe. Mais quand même!)


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Palets bretons

 

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Ouh ouh! Les filles sont vraiment trop fortes!


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La tension est à son comble. Les couples se déchirent.

Puis direction la côte ouest de la Guadeloupe pendant 5 jours, avec Sao Paulo qui nous accompagne jusqu'à Deshaies, notre dernière escale guadeloupéenne.


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Nav en duo avec Sao Paulo!!


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Jeu de mer by Sao Paulo


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WAHOU!!! Nos Génois et Grand-voile!


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GV full-batten déployée EN ENTIER!!! Une première!!! Aux Antilles, ça souffle ! Pas mal, hein!! Pub: Voilerie Tarot. Hop, je le place, paf.


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Jerem à la barre, en bord à bord à bord avec Sao Paulo


On est allés plonger à la réserve de Malendure, à îlet Pigeon/îlets à Goyaves (mouillage à l'ancre interdit, se mettre sur une des 5 bouées disponibles. Seulement de jour, et priorité aux bateaux de plongée). On voyait le fond de dix mètres, de la surface, tellement l'eau était claire ! Cela dit, honnêtement, niveau beauté de site, l'îlet à Cabrits, aux Saintes, n'a rien a en envier!


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Mouillage à îlet Pigeon


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10 mètres de fond; eaux cristallines! Et des tonnes de poissons qui batifolent dans les coraux!


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Merci Sophie pour la photo! Un poisson perroquet et un Chirurgien Noir. Echantillon des centaines de poissons colorés pullulant dans les coraux...


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Les Daltons! Sergents majors, girelle et chirurgien noir. Encore Sophie à la photo!


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Capitaine jaune, oursins, perroquet viride, inconnu au bataillon et éponge tubulaire


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Maniocs et sergents majors


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So & Marie au looping. Ouh!! 


J'ai aussi enfin plongé avec ma première tortue !! Génial !!!!! On les repère quand elles viennent respirer à la surface, avec leur nez qui pointe hors de l'eau. Ni une, ni deux, pardon messieurs-dames, poussez-vous, hop ; attend-moi Martine, j'arrive !!

Le lendemain, on a tous nagé avec plusieurs tortues !! C'était vraiment génial. A un moment, il y en avait trois en même temps, qui broutaient les herbiers. Mais on n'a pas fait long feu : on se faisait torpiller par les méduses. Ouch piinaise ! Encore un record 100 mètres à la brasse pour arriver au bateau.
Débriefing :
« - Hé, tu l'as vue celle-là, avec le genre de requin dessus, et l'autre petit poisson, sur sa carapace , qui lui ôtaient les parasites ? Deux mètres d'envergure, hein ?
-Non Marie, c'était pas un requin, et elle faisait à peine un mètre. Change de masque. »

On a finalement passé trois jours à Deshaies, pour que les gars puissent voir le match PSG-Barcelone. C'était ça, où des grincements de dents pendant deux semaines durant. On a opté pour la paix sociale, et on s'est retrouvés dans un petit bar « Escale Marseille », tenu par une petite dame vraiment rigolote, qui m'appelait « ma chérie » et nous accueillait comme chez elle (on recommande, même pour la wi-fi, gratuite si tu consommes ; en face de la station essence). On peut aussi faire sa clearance de sortie (et d'entrée) au Pélican, face au petit supermarché. Mouillage cool, paisible, confortable car peu rouleur ; toute petite ville, mais mouillage fréquenté par les plaisanciers (mais pas les jets-ski).

On y a rencontré aussi un couple sympa, qui fait son petit tour du monde en prenant son temps. Ils ont tout largué: ils se sont mariés le jour de leur fête de départ, Clément a vendu sa pharmacie, Sandra a quitté sa boîte Haribo, non sans se faire sponsoriser et offrir 12 kilos de bonbons, et les voilà partis. On a eu droit à notre petit lot de Dragibus pour la route !!! Haribo, c'est beau la vie !

On a fait nos adieux à Sao Paulo, qui continuent vers les Saintes et la Dominique pour renter ensuite en Martinique, où ils vont faire leur petit nid!! Youhou !! Oui, c'est beau la vie !

Nous avons donc largué les amarres pour Antigua, une île au Nord de la Guadeloupe. Une journée de nav. Un des côtés agréables des Antilles, c'est que l'on navigue à vue (et en t-shirt) : il ne faut pas plus d'une journée de navigation entre chaque île.


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Côte sud d'Antigua, peu avant English et Falmouth Harbour!


Nous sommes arrivés à Antigua à Falmouth Harbour, gros mouillage dans un cadre chic. Ouais.. Bon. Gros gros mouillage... Et cher payé : 100 DC (30 euros) le droit d'entrée, pour préserver le site. Bon. Et le chien ? Il faut qu'on paye un véto pour contrôler son état sanitaire. Oh non ... La merde !
« - Même si elle reste dans le bateau ?! (maîtres égoïstes, mais qui s'attendent à une note avec plusieurs zéros).
- Any way, you have to do it.
-Bullshit. ».
Ça va encore nous coûter un bras... Le « budget chien » qui nous crève un budget mensuel global en trois coups de cuillère à pot parce qu'elle a la bonne idée de bouffer un hameçon ou se faire prendre par un chien moche alors qu'elle est trop vieille. C'était pas dans le manuel d'emploi.
Mais surprise ; au final on a payé « que » 40 euros, et on en était tout étourdis. « Euh, that's enought ? C'est tout ? Pas d'entourloupe ? Génial. »
Donc, à tous ceux qui ont des bestioles, conseil : avoir un certificat de vaccination contre la rage, voire un papier d'analyses certifiant qu'une prise de sang à été faite pour contrôler la négativité.... balablabla. Ça vous évite une quarantaine. Du coup Tos peut galoper partout, sans risque de se faire canarder au 22 mm. Bonne nouvelle. Le plus simple aussi, c'est de ne rien déclarer du tout...


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Madame la marquise


On est partis le lendemain, non sans avoir fait une petite visite du port de Nelson, so pretty, so british. La baie voisine, English harbour, était un repaire établi au XVIIIème par le capitaine Nelson ; un bastion dont l'entrée est invisible du large. (Nelson : vous savez, celui à qui on doit le « coup de de Trafalgar », où il est mort, qui contribua à l'hégémonie de la flotte britannique sur les mers et qui donna des migraines à Napoléon. Je le sais, on a regardé « Master and commander » il y a deux jours). On ne voit l'entrée du repaire qu'au dernier moment, ce qui a de quoi laisser perplexe... !

On est allés faire notre plein d'eau à la marina : les bidochons dans un des ports les plus hypes des Antilles. Poum poum poum. Que des Classiques, des yatchts à millionnaires, tellement brillants que je me recoiffais dans le miroir de leur coque... et nous, lessivant notre annexe sur le quai et nos fringues, Excuse me sir, hop, can you bring me back the chaussette qui m'a échappé des mains ? Je blague, on est pas si ploucs.


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Marina de Falmouth Harbour. Notez le petit hélicoptère sur le toit du yacht de gauche. Et le gréement cosmique du yacht de droite.


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Le gréement cosmique en question. Si quelqu'un a le mode d'emploi, on est intéressés!


On est donc partis pour la côte sous le vent, à l'ouest. On est allés mouiller 15 milles plus loin , à Five Islands Harbour.

Une navigation sur des hauts-fonds, ne dépassant à la fin pas 6 mètres, avec des passages à 3 mètres... Grisant pour certains, un peu flippant pour d'autres (moi, en l 'occurrence). Au passage entre deux île : 3m80 au maximum au sondeur, à jongler avec des cailloux ras des flots. Avec nos 2m20 de tirant d'eau, nos cartes abstraites et la marge d'erreur de notre Gps, j'en menais pas large. A la proue, je scrutais les fonds et je faisais la direction avec les bras, comme une hôtesse de l'air mimant l'évacuation d'urgence. « Go, tout droit, ok, là, bâbord, prends 20 degrés, là, c'est bien, ah ! PATATE à tribord, BABORD TOUTE, TOUTE !! » Pendant que les gars, à la barre, se marraient comme des tordus, car on avait déjà dépassé 12 mètres de fond.


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Jerem à la traîne, sous sa coconut adorée


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Tos à la barre


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Héhéhéhé.

sextant.jpgMarie au sextant de Jérem. Pour la forme... j'ai bien vite oublié mes cours de nav astro, pris avec Master Jean François, à Morlaix, contre un guindeau ...


Les Five Islands...Au sud ouest... Et notre petit mouillage solitaire. C'était grandiose. Une baie protégée, ornée d'une île, réserve aux oiseaux. Trois bateaux qui se battent en duel pour une baie immense. Autant dire personne... Et nous, qui nous nous calons sur une petite plage déserte, face à une jetée volcanique, gruyère à grottes, et une plage immense, bordée de végétation... et rien. Pas âme humaine autour de nous, à 360°. La mer, les îlots déserts, la plage. Si ce n'est les déchets épars dans la végétation, visibles à terre... Plus loin, en se baladant de l'autre côté, on devine un hôtel de luxe, en petits pavillons. Toute cette baie ne semble être que sauvage ou clairsemée de complexes hôteliers luxueux... Une balade plus loin dans les terres me fera tomber nez à nez avec des camions bennes déchargeant des végétaux coupés et des panneaux arrachés « forbidden acces » , « en construction ». Et je tombe sur la baie voisine, à Jolly Harbour, où le bruit de la dragueuse aspirant les fonds de la baie surpasse le chant sibyllins des oiseaux de notre plage... Je rentre bien vite sur ma plage déserte, en courant à poil avec Tos aux trousses. On se jette dans les vagues turquoises en se demandant pendant combien de temps ce petit paradis survivra à la connerie des hommes.


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Côte ouest, de Johnsons à Five Islands Harbour


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Mouillage à Five Islands Harbour. Pour nous, c'est tout!


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De plus près... quand on est arrivés. Bon, là, il y a  un nuage, mais sinon c'est eau turquoise de chez turquoise!!


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De plus loin! On part à l'instant!


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Un peu plus à droite...


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Encore un peu plus à droite... Et hop, un petit arc-en-ciel! Notez qu'il pleut, parfois.


Le lendemain, go pour un mouillage à seulement cinq milles plus loin : Deep Bay.

Trop cool. Des tombants parfaits pour la plongée. Une épave centenaire au milieu de la baie (assez flippante). On passa des heures dans l'eau... la visibilité est moins bonne qu'aux Saintes et qu'à îlet Pigeon, mais autant qu'en Bretagne, me certifie Jérem. Bon. Comme il est temps de se ré-aclimater...


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Mouillage à Deep Bay


On y passa tant de temps qu'on décida de rester un jour de plus. Pour s'amuser encore dans les tombants et pour enfin mettre à jour le site, en allant à terre chercher internet.

Car demain, nous allons sur Barbuda, une île très peu peuplée, très peu achalandée ; où s'approvisionner semble être épique, et se connecter à internet digne d'une aventure idiana jonesque. Tant mieux !

C'est une île plate, de sable. Cocotiers, langoustes et sable chaud : le parfait cliché.

On prévoit donc 3 jours à Barbuda, puis on remonte à St Barth, taper la bise à Johnny, lui signer un autographe, puis direction St Martin, l'ultime étape française.

De là on préparera notre approvisionnement, et ferons les derniers réglages du bateau avant la transat.

On a eu quelques frayeurs cette semaine: moteur qui ne démarrait plus et plus de Gps (nos deux GPS ont buggé en même temps, si bien que Dav a cru à une guerre mondiale). Heureusement pour notre moteur, Dav Gyver avait acheté le même que le nôtre, à Morlaix, et l'avait saucissonné pour récupérer des pièces détachées. Il a pu récupérer une pièce du démarreur pour réparer la pièce qui fumait... On a passé trois heures à démonter l'antenne GPS, qui daigne refonctionner à nouveau. Voilà, la mer reprend, les soucis avec. Mais pour l'instant, pas de grosse galère, croisons les doigts...

Voilà. Doucement mais sûrement, nous sommes en route pour la Bretagne. Il s'agit de partir avant que ne débute la saison cyclonique, mais en évitant de se taper les dépressions hivernales. Début mai semble être l'idéal ; mi-mai grand maximum. Nous ferons une étape aux Açores, pendant au moins 10 jours, voire plus, pour profiter de cet archipel magnifique... Et faire transition.

Nous entamerons une des parties les plus difficiles de notre voyage. La transat retour... une sale réputation de tempêtes, de pétole infinie au soleil dardant ou de dépressions terribles qui lui colle aux baskets. Théoriquement. Tout marin traîne dans son sac de voile une histoire de tempête de transat retour à vous décoller la racine des cheveux. « Neuf chances sur dix que tu te taperas une tempête ». « Un orage formidable, 70 nœuds, je ne pouvais même pas sortir à l'extérieur tellement il y avait d’électricité dans l'air. J'ai cru que j'allais mourir. » dixit Christian, 60 piges, marin au long court. Génial. « Stop. Je veux pas savoir le reste, ça ne m'intéresse pas ». Mais heureusement qu'Isa est là ! « Tu veux que je te racontes ma transat retour ? C'était génial, juste quelques petites frousses, normal !; on s'est même baignés en plein Atlantique, et j'en garde un souvenir génial. » Ah, voilà qui est mieux !

Mais comme on a vécu le contraire des tendances à l'aller, on va la faire peinard au retour !

Et on a un Iridium (téléphone satellitaire) même si beaucoup nous certifient que cela ne sert à rien, c'est rassurant. Cela nous permet d'avoir les fichiers météo en plein Atlantique, et voir la tempête arriver... de là, on espère pouvoir y échapper en prenant la tangente... On vous dira !

En attendant, on est au bistro, et on boit des coups. On est arrivés ce soir à John's capitale, un lieu étrange, pour internet et l'appro. Un peu Dominique chic. Très coloré, trés pretty, cases en bois. Un peu spé. Un mec me parle actuellement avec l'accent de Donald Duck, je rends donc l'antenne.  Oula. Il fait le coq. Il est temps d'y aller. Ciao bonsoir !

On pense à vous tous. Milles bisous!!




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