West Coast!

The West Coast !

(Pour ceux qui ont suivi l'article posté hier, je l'ai un peu remis à jour, car la connexion s'était stoppée alors que je chargeais des photos. On est actuellement à Cangas pour tailler sur une île tout à l'heure. On avait plus de produits frais. Gare au scorbut!! Pour ce qui est de toi Blandine Caillaud, merci d'avoir dévoilé au monde entier sur le livre d'or le surnom que vous me donniez avec tes copines. Jérem s'est bien foutu de moi. Si tu me sors un "petit crottin d'amour" ou autre joyau littéraire, je neutralise tes messages, hein! Haha!)


Une semaine de silence radio, peuchère ! Ils sont sûrement déjà à Madère! Non!  Nous étions simplement extrêmement occupés.


 A pêcher

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A chasser (la mouche)

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A plonger

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A des activités cérébrales (échecs et Mahou, bière nationale)

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A déguster de bons p'tits plats.

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 Ici, une surprise de David : des pâtes oubliées sur le feu à la purée de pois chiche suant l’ail et le citron – une horreur.

J’ai dû faire preuve d’un parfait self-control pour ne pas m’étouffer de rire. Et je vous passe le commentaire du guacamole servi en entrée.


Ici, Tos dépitée devant les restes de ce fameux plat.


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On dit parfois qu'une bonne photo vaut mille mots!

(Pour sa défense, c'est une des rares fois où il rate un plat, alors que je bats les records en la matière.)



Camarinas 7 Août 2012

Nous avons enfin quittés Arès !!!! Jacky va mieux, il bouge son bras et peut de nouveau faire des manœuvres sur son 36 tonnes immaniable. Ouf.

Pendant une semaine, en attendant, nous avions changé un peu de mouillages, tout en restant dans la baie près d’Arès. A Arès même, on avait notre claque de la musique péruvienne qui tournait en boucle et les pétarades de la fête foraine.

On s’est posé à Redes, un petit village de péchous, puis Sada Fontan, où franchement j’ai fini par admettre que je n’étais pas du tout urbaine. Ou du moins ce sont juste ces stations balnéaires trop bruyantes et trop laides qui nous portent sur le système et d’où on se fait virer des supermarchés parce qu’on est nu-pieds.

On a donc jeté l’ancre à Camarinas, un mouillage d’une baie carte postale, forêts d’eucalyptus et plages immenses. Deux jours.


Puis go to the Cabo Finisterre !!! 9 Août 2012

La pointe la plus à l’ouest de l’Europe. Mais…le vent est fainéant.

On envoie le spi !!


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(Le spi c’est une énorme voile de 77m² qu’on hisse quand il y a peu de vent.

Nous avons 4 voiles en tout :

2 voiles en place tout le temps : la grand-voile sur le mât et le génois à l’avant ;

2 voiles rangées, que l’on sort en remplacement du génois : le spi, plus grand, quand le vent est faible ; le foc, beaucoup plus petit, quand il y tempête. 

Quand il y a trop de vent, on ne change pas la grand-voile mais on en ôte de la toile : on appelle ça « prendre un ris » -ou 2 ris ou 3 ris, quand le vent est vraiment trop fort.

Capiche ? Je sais que Max me remerciera !)


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Dav et son spi, le Marguil en fond de décor


Bref, le spi, il est vraiment énorme, et c’est impressionnant.  Dav s’éclate avec, c’est juste un grand cerf-volant !


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Marguil au Cap Finisterre


On rattrape et dépasse le Marguil. Le temps est splendide, la mer belle. Puis, au large du Cap (mythique paraît-il, mais qui est aujourd’hui serein!) on perd la course.  

-Ma chérie, pourquoi on est autant au large et le Marguil rentre dans cette baie là, tu m’emmènes où ? On va pas à la pointe là-bas,  plus loin? C’est déjà là le Cap Finisterre ? – Oui, alors, je t’explique, selon mes savants calculs, on n’avait pas le vent du bon cap pour passer près des côtes, donc je pensais que ça ne passerait pas,  et puis si on tire des bords* au large on est sûr de choper du vent, non ? Bah, oh, hein, dis, t’as qu’à venir faire le point sur la carte de temps en temps. Je t’ai raconté que j’avais déjà lu une carte à l’envers sur le périph de la capitale autrichienne, tu aurais pu te douter que je vaux pas une cacahuète en copilote ; oui, tiens, c’est de ta faute. Je fais de mon mieux. T’avais qu’à m’expliquer. Non, je sais, je suis nulle, allez, je plaisante. C’est pas drôle ? Bon.

(*tirer des bords: on fait des zigzag pour remonter le vent, car on peut pas aller à un point directement situé dans la direction du vent. Ok?)

On arrive quand même, non sans avoir pris la ligne de pêche dans l'hélice au moment de manœuvrer au moteur. Foutue canne à pêche! Décidément! On avait fait la même la veille!

Et là, le mouillage de rêve, encore !!! Petites plages rien que pour nous ! Eau cristalline !

Zou, tout le monde à l’eau. Jérem était fou.  Moi j’ai enfin eu le déclic de la plongée : c’était génial. Ca y est, j’adore !! Je ne vais pas encore très loin, mais la machine est lancée !

Par contre il y a du jus ici, ça c’est fini en rodéo d’annexes sur les caillasses ! Haha !



Lendemain direction Vigo, rendez-vous dans la ria Arousa, entre les deux, pour la nuit.

Mais pétole (0 nœud vent). Brume épaisse comme une purée de pois (chiche).

On taille au large pour trouver ce foutu vent… Entre 4 et 5 nœuds…de vent, pas de vitesse.  C’est looooooooooooong.  Ah ! La brume se lève ! Mais pas le vent…

Bon, après tout, on a le temps ! Un peu de musique, un bon petit plat, un maquereau pêché (mais toujours pas de thon ou de bonite !) et… Oula merde on vient de frôler une bouée, à un mètre (on venait tout juste d’allumer le moteur car on reculait carrément avec le courant et sans vent ! Si le bout de la bouée se prend dans l’hélice, ça peut l’arracher, et on coule tout simplement !)… On a eu chaud.  On arrête les conneries, tout le monde à son poste.


Arrivée à la ria de Arousa, le soleil se couche et brouillard tombe d’un coup. On ne voit pas à 30 mètres. Mais c’est magique!!!

On devine des îlots dans des nuages de brume, des cailloux polis aux tailles et formes magnifiques, c’est vraiment très beau ! On slalome entre les cailloux (vive Maxsea et le GPS !) pour arriver devant une petite île déserte, accueillis par une symphonie de cris d’oiseaux. Le Marguil n’est pas là, sûrement déjà à Vigo.

Nous, on a l’île aux oiseaux pour nous tous seuls.

Plages au sable fin, rochers de granit poli, bruyères et oiseaux, château et église abandonnés. C’est une réserve, apparemment  accessible le jour par vedettes pour les touristes, et nous on hallucine sous le soleil couchant, seuls tous les deux, c’est fou sous cette brume !! Vraiment magique!! Puis bain de minuit dans le plancton phosphorescent ! Wahou !! Mais? Elle est gelée!!


Samedi 11 Août Aujourd'hui c’est mon anniversaire ! 27 ans ! Mais plus toutes mes dents ! Debout dès le jour, je saute sur le pont, profiter de mon cadeau d’anniversaire : une île déserte pour moi toute seule, on peut difficilement faire mieux. Je compte débarquer avec jumelles, mes guides ornitho et bota sous le bras, aller conter fleurette aux goélands. On a repéré des plantes rares hier soir mais on ne voyait pas grand-chose, j’ai hâte d'explorer.

Et là, grosse déception : on ne voit pas à 3 mètres. Je n’ose pas aller toute seule en annexe sur l’île que je ne vois même pas, c’est un coup à se perdre  et de se retrouver à New York.  J’ai bien la boussole, mais…faut pas trop m’en demander. Je vais attendre que Dav se lève, ou la brume !


Dav qui m’offre alors son cadeau d’anniversaire : sa dernière clop !!! OUI!!!!

Finalement on attendra que le vent se lève vers midi pour tailler à Vigo, notre dernière étape espagnole ! Neptune et Eole nous offrent une belle mer et aujourd’hui du vent !


Nav superbe, sans moteur, ouf ! Génial, la brume se lève, une régate devant nous, dont un bateau avec un spi noir et tête de pirate, on était jaloux !

Paysage magnifique, il ne manque que quelques dauphins, ah si, les voilà, mais ils partent déjà.

Tos nous fait rire, dès qu’elle voit des dauphins, elle est folle, elle reste en alerte pendant une heure. Du coup on se marre à faire des cris de dauphins, à les appeler, à agiter des bras, comme si ils étaient là, et elle, elle gobe, et cherche pendant 3 heures le moindre bout de nageoire. Ca lui fait de l’exercice.


Arrivée à Vigo sous spi, en ciseaux (spi et grand-voile de bord différents) ouh !


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Le Marguil est là depuis hier. Et c’est mon anniversaire !! Les gars m’offrent un super casque de zik, j’étais super contente ! J'ai quand même eu chaud, ils ont hésité avec des cure-dents en ivoire, une fusée gonflable de Tintin énorme (??) et un maillot de bain... Oula! Et on s’est sifflé la dernière bouteille de cidre !!!! On a bouffé dans un petit resto tranquille, pour fêter ça, excellent ! La ville était bondée de monde, à cause d’un championnat de skate, moto, BMX et tutti quanti. (Après 2 jours en mer, ça fait bizarre! Non, c'est juste horriblement oppressant. Ca fait un bordel!) On a fini par déguster (que dis-je? avaler!) le sempiternel gâteau d’anniversaire fondant chocolat de Jérem sur la pelouse, en faisant un concours de corde à sauter avec la laisse de Tos.


Ce matin 12 Août, le soleil tape dur, on va visiter la ville, rejoindre peut –être les gars au sauna -gratuit !-du port. Non. La ville ! Non, finalement nous n'aurons le temps pour ni l'un ni l'autre. La bricole, quoi! Ce soir on file dans un mouillage tranquille, sûrement une autre île repérée hier. On aura donc plus internet pendant quelques temps, rendez-vous au Portugal !

Dav écrira peut-être un jour, j’arrête de lui mettre la pression avec ça, et là il fait de la mécanique.  Surtout qu’il a arrêté de fumer, je vous jure que c'est pas triste ! Alors je le le ménage ! Hé!

A bientôt !

 

 

 

 

 

 

 

 

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